Règles de Jauge de la classe Moth Europe

L’ensemble des règles de jauge est disponible en anglais sur le site de l’association internationale des Europes (IECU). Afin d’alléger le guide, il a été décidé de ne faire figurer dans cette rubrique que les points sur lesquels le coureur peut influer. Il est bien entendu que si vous souhaitez des renseignements complémentaires, vous pouvez vous adresser soit au jaugeur de votre région, soit directement auprès de la Commission Technique qui pourra également vous fournir le texte intégral de la jauge.


Quelques rappels

  • Aucun bateau n’est autorisé à courir une régate de classe si son numéro de voile ne correspond pas à celui inscrit sur son certificat de conformité.
  • Les bouts de réglage ne sont pas considérés comme sécurité pour maintenir le mât dans son emplanture.
  • Tout accastillage ou équipement électronique ou à alimentation électrique est interdit, à l’exception du chronomètre. Donc, contrairement à ce que laisse entendre la publicité de certains constructeurs, les compas électroniques sont interdits dans la classe.

 

Durant la régate

  • Un bout de remorquage, composé d’un cordage flottant d’un diamètre minimal de 6 mm et d’une longueur minimale de 14 m, doit être fixé au mât et passer par la pièce d’accastillage de l’étrave.
  • Le gilet de sauvetage est obligatoire et doit être porté capelé.
  • Tous les bouchons et trappes de caissons doivent être en place.
  • Le réglage de la quête du mât est interdit en course, à partir du signal préparatoire.
  • La lame de safran doit être verrouillée en position basse, et doit pouvoir être relevée sans utilisation d’outils.

 

Dérive

  • Le poids minimum de la dérive est de 2000 g.
  • Si la dérive est creuse, il doit y avoir un orifice de mise à l’air libre situé à moins de 80 mm du sommet de la lame. Cette mise à l’air libre ne doit pas être bouchée en régate.
  • La présence de butées destinées à limiter l’enfoncement de la dérive dans le puits est obligatoire. Ces butées, d’une épaisseur minimale de 5 mm, ne doivent pas permettre à une partie située à moins de 50 mm du sommet de la dérive de pénétrer dans le puits, sauf à moins de 20 mm des bords avant et arrière.
  • Un trou servant de poignée est autorisé. Il ne peut excéder 160 mm dans aucune direction. De plus, aucune partie du trou ne doit être à plus de 210 mm du sommet de la dérive, ni à moins de 40 mm d’un bord quelconque.

Safran

  • Le centre du trou d’articulation du safran ne doit pas être percé à moins de 70 mm du sommet du safran (défini comme étant une droite perpendiculaire au bord de fuite et passant par le point le plus haut du safran).
  • Le poids minimum du safran est de 900 g.
  • Si le safran est creux, il doit y avoir un orifice de mise à l’air libre situé à moins de 80 mm du sommet de la lame. Cette mise à l’air libre ne doit pas être bouchée en régate.
  • Le poids de la tête de safran, avec le stick, ne doit pas être inférieur à 1250 g. Il ne peut y avoir de lest métallique en cas de poids trop faible. Prévoir en ce cas soit un stick plus lourd ou l’adjonction de sicaflex, résine ou mastic dans la barre.
  • Le bateau étant horizontal, le bord de fuite du safran , en position basse, ne doit pas dépasser une verticale située à 280 mm du point le plus bas du tableau arrière. Il ne doit pas dépasser non plus une horizontale située à 600 mm du même point.
  • Les nouvelles têtes de safran jaugées après le 1er mars 1998 doivent pouvoir se monter sur n’importe quelle coque selon le schéma suivant.

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Mât et bôme

  • Le poids du mât, avec l’axe mais sans la drisse ne doit pas être inférieur à 5,5 kg. Dans le cas contraire, il doit être lesté avec du plomb fixé (vissé ou collé) à l’extérieur du mât.
  • Le centre de gravité, mesuré dans les mêmes conditions, ne doit pas être situé à moins de 1900 mm du pied de mât. Dans le cas contraire, celui-ci doit être lesté avec du plomb fixé (vissé ou collé) à l’extérieur du mât afin de ramener la position du centre de gravité dans une position conforme avec la jauge. Ces deux contrôles doivent être faits dans cet ordre, on ne peut contrôler le centre de gravité si le poids n’est pas correct.
  • La partie supérieure de la marque de jauge inférieure ne doit pas être à plus de 775 mm du pied de mât.
  • La partie inférieure de la marque de jauge supérieure ne doit pas être à plus de 4570 mm de la partie supérieure de la marque inférieure.
  • La partie intérieure de la marque de jauge de bôme ne doit pas être à plus de 2740 mm de la face arrière du mât (prolongement de la ralingue).
  • Les marques de jauges, sur le mât ou la bôme, doivent avoir une largeur au moins égale à 20 mm, être de couleur contrastée par rapport au support et être soit peintes soit, dans le cas d’utilisation de ruban adhésif, présenter un trait gravé ou au moins 2 entailles ou marques de pointeau.
  • Une butée doit empêcher l’étarquage de toute partie de la voile au-delà du bord intérieur de la marque de jauge ou de son extension verticale.
  • Le poids de la bôme, sans poulies ni manilles, mais avec les pontets d’écoute, le hâle-bas et le gréement courant en condition de course, ne doit pas être inférieur à 3,3 kg. Dans le cas contraire, il doit être lesté avec du plomb fixé (vissé ou collé) à l’extérieur du profil.
  • Le centre de gravité, mesuré dans les mêmes conditions, ne doit pas être situé à moins de 1250 mm de l’extrémité avant de la bôme. Dans le cas contraire, elle doit être lestée avec du plomb fixé (vissé ou collé) à l’extérieur du profil. Ces deux contrôles doivent être faits dans cet ordre, on ne peut contrôler le centre de gravité si le poids n’est pas correct.
  • Pour les mâts et bômes jaugés après le 1er avril 1998, les mesures du vit-de-mulet et de la bôme seront effectuées selon le plan ci-après, ceci afin de ne plus être obligé de posséder un Measurement Form commun à chaque bôme avec chaque mât.

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Depuis le 1er mars 2000, les bômes carbones sont interdites pour toutes les régates internationales.

Pour les compétitions nationales, la classe a pris la décision suivante :

  • Tout coureur visant une sélection à une régate internationale doit utiliser, dans toutes les épreuves utilisées pour la sélection (donc jusqu’aux SL pour les qualifications par le CNICD), un matériel conforme à la jauge qui sera appliquée à l’épreuve à laquelle il vise à se qualifier.
  • Ceci concerne environ les 12 à 15 premiers classés au CNICD dans les catégories féminines, féminines jeunes, masculins et masculins jeunes.
  • Pour les autres coureurs, ce matériel reste autorisé.

Cette même règle s’appliquera également lorsque la nouvelle jauge pour les mâts entrera en vigueur.


 

Voile

Les numéros de voile, d’une dimension minimale de 200 x 295 mm avec une épaisseur de caractère au moins égale à 40 mm, doivent être collés de la façon suivante :

  • Côté tribord plus haut que côté bâbord
  • L’insigne de classe doit être positionné au-dessus de l’axe de la latte supérieure (latte 1) prolongé jusqu’au guindant
  • Les lettres de nationalité doivent être situées entre la 1ère et la 2ème latte
  • Les numéros doivent être situés entre la 2ème et la 3ème latte
  • Pour toutes ces éléments, il faut respecter une distance minimale de 60 mm entre chacun, d’un même côté de la voile ou entre les deux côtés, ainsi que par rapport au bord de la voile.

Ces dispositions sont applicables rétrospectivement pour toutes voiles fabriquées depuis le 1er janvier 1995.

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