Séverine Blondet Championne du Monde Jeune

En 1992, sur moth europe, il n’y a pas eu que les Jeux Olympiques de Barcelone qui furent un événement pour la classe. À Vilamoura au Portugal, la délégation française brillait et notamment notre toute jeune représentante, une certaine…. Séverine Blondet.

Régate International – Juin 1992

Lors de son dernier titre de Championne de France en 2018, Séverine Blondet a été interviewer, retranscription à découvrir ci-dessous :

Championne de France pour la 7ème fois… Un peu d’histoire ?


Peux-tu nous rappeler brièvement ton parcours sur Moth Europe ?
J’ai commencé l’Europe en 1989, après l’Optimist et une année de 420. J’ai été rattachée au Centre d’entrainement du Havre, où j’ai passé “ quelques heures ” à m’entrainer pendant une douzaine d’années. J’ai été championne du monde Jeune IYRU ( l’ancêtre de l’ISAF puis Sailing World aujourd’hui :)) en 1992, j’ai participé à quatre championnats d’Europe Jeunes, plusieurs européens et mondiaux, et quelques préparations olympiques quand le support était olympique. Mes meilleurs classements sur un mondial féminin furent 10ème en 2007 ( Hollande ) et 9ème en 2010 ( Suède ). Je suis revenue cette année au national de printemps après plus de deux ans d’arrêt ( et seulement une inter ligue en 2016 ), puis suite à ma victoire au Havre, je suis venue au championnat de France.

Combien de fois es-tu championne de France ?
C’est mon 7ème titre cette année ( de 2008 à 2012, 2014 et 2018 ).

Tu as fait un “ break ” depuis quelques années, quel est ton analyse sur le dynamisme de la classe en France ?
L’Europe a su se maintenir en continuant d’attirer des jeunes. Cela donne une grande mixité dans les âges et les expériences, et c’est ce qui fait la force de ce support. L’Europe reste une très bonne école de la voile, tout en procurant de super sensations ! On y revient toujours !

Séverine à Maubuisson en 2018 © Didier Fosse pour l’AFE

Quelle est ton analyse ( brève ) sur ce championnat de France ? Le plan d’eau, les flottes ?
Du grand Maubuisson, je dirais ! Peu de vent, pas toujours très stable… Fallait rester zen et avoir le nez creux ! Peut-être que les conditions auraient été moins tordues ( surtout les deux premiers jours ) sur notre rond habituel ( la zone de navigation des Finn lors de cette édition ; ndlr ). Mais quand on vient à Maubuisson, on sait à quoi s’attendre. Les deux groupes ont malgré tout pu faire 9 manches, avec deux jours de poules et deux de finales. Ça donne au final, un beau championnat !

Très régulière sur ce championnat, quelle fut pour toi, ta meilleure journée et pourquoi ?
Certainement la troisième. J’avais rentré deux moins bonnes manches la veille, avec le sentiment de ne m’être focalisée que sur mes erreurs. Alors le vendredi, avec des conditions de vent un peu meilleures, j’ai voulu retrouver le plaisir de naviguer. Je me suis recentrée sur mon bateau, j’ai essayé de respecter ma stratégie sur chaque manche, et ça a payé. Même sur la manche 8 où je ne passe que 10ème au vent, j’arrive à remonter à la 2ème place.

Interview de Cyril Richard pour le Magazine du Solitaire Français 2018

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